Edition #24

Ce mois-ci, l’IA s’invite à la table des chefs d’État : au G7 d’Évian, les patrons d’OpenAI, Anthropic et Google DeepMind ont débattu avec les dirigeants, sans accoucher de règles communes. La Suisse, elle, avance ses pions autrement, en concentrant 63 % de son capital-risque dans la deep tech, pendant qu’à Genève militaires et industriels cherchent encore comment encadrer l’IA de défense. Côté entreprises, la même obsession : posséder son IA plutôt que la louer. Kirkland & Ellis mise 500 millions de dollars sur sa propre plateforme, et Microsoft présente ses modèles maison pour moins dépendre d’OpenAI, alors que Washington envisage justement d’entrer au capital d’OpenAI pour financer un fonds public. Ailleurs, Google veut installer Gemini partout, de Search à Gmail, au moment où une idée de « compute tax » propose de taxer le calcul qui fait tourner l’IA. Et pour finir côté surprises : Weibo secoue les benchmarks avec un modèle 224 fois plus léger qu’un géant concurrent, et un vrai Monet, publié comme une image générée, se fait accuser d’être « artificiel ».