Edition #19

Disney et OpenAI resserrent leurs liens, à la jonction de la propriété intellectuelle et de la vidéo générative. Dans un cadre maîtrisé, les fans peuvent désormais donner vie à des séquences inspirées des univers Disney, comme si l’imaginaire trouvait enfin un nouvel atelier, avec des règles claires et des garde-fous assumés.

En parallèle, ChatGPT Shopping réduit la distance entre une intention formulée en langage naturel et l’acte d’achat, en rendant la recherche produit plus fluide, plus conversationnelle, presque immédiate.

De son côté, OpenAI ouvre un autre chapitre : une rétrospective des dix dernières années, faite de progrès, de détours, de paris techniques et d’accélérations successives, avec, en ligne de fuite, la trajectoire revendiquée vers l’AGI.

La concurrence continue d’avancer, méthodiquement. Anthropic, avec Claude Opus 4.5, met l’accent sur une ergonomie renforcée pour le code et les agents, tout en introduisant des fonctions inédites, non sans raviver, au passage, les questions de sécurité que posent ces systèmes lorsqu’ils gagnent en initiative.

À grande échelle, l’expansion de l’IA se poursuit, et l’Europe affiche une ambition structurante : créer cinq gigafactories d’IA pour consolider sa capacité de calcul et son autonomie stratégique.

Plus près de nous, à Genève, la startup Xcert AI lève 1,1 million de francs pour automatiser, grâce à l’IA, la certification aéronautique, un domaine où la rigueur n’est pas une option, mais un langage.

Chez Google enfin, malgré des avancées spectaculaires ces dernières semaines, l’outil de coding Antigravity rappelle les risques d’agents trop autonomes au cœur des IDE. Dans le même temps, avec Nano Banana Pro, Google affine la génération et l’édition d’images : texte plus lisible, retouches plus chirurgicales, et un gain tangible de cohérence, une maîtrise qui parle directement au marketing et à la création.