Edition #18

Les datacenters en orbite ne sont plus de la science-fiction. Google prévoit de lancer deux satellites de calcul d’ici 2027 : un signal clair que la course à l’IA change de dimension et commence à délocaliser ses infrastructures là où l’espace reste… illimité.
L’intelligence artificielle progresse, mais elle se heurte désormais au réel. Aux États-Unis, les entreprises qui avaient parié sur une automatisation fulgurante réembauchent : elles comprennent que remplacer l’humain reste, pour l’instant, hors de portée.
Pendant ce temps, les signaux se multiplient. Claude renforce son impartialité politique à coups de tests méthodiques. Yann LeCun, figure majeure du deep learning, quitte Meta pour pousser plus loin la recherche sur les world models. Et la compétition s’enflamme avec l’arrivée tonitruante de GPT-5.1 et de Gemini 3.
En parallèle, les enjeux se durcissent. Anthropic engage 50 milliards de dollars dans des data centers géants, tandis que les cyberattaques montrent combien l’IA peut devenir une arme autonome, capable de conduire des opérations massives avec un effort dérisoire.
Mais l’IA progresse aussi là où cela compte réellement. En médecine, l’IA Dr CaBot démontre qu’elle peut soutenir les cliniciens sans les évincer. Le vrai défi consiste désormais à intégrer ces systèmes comme des alliés critiques, pas comme des substituts. L’avenir dépendra de notre capacité à conjuguer ambition technologique et maîtrise humaine.